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Poème lignifié


Une écriture dissimulée

Des écrits empreints inlassablement, à chaque page, de la mémoire de l'année précédente.

Et cette mémoire est peu à peu devenue notre attitude à adopter, aussi étrange qu'un fait énigmatique.

Comme une forte résistance incarnée par un état de fragilité extrême, ni plus ni moins que le fragment de cerne annuel, marquant lentement l'évolution
dans un arbre à l'écorce fissurée. Telle la hantise de la « lignification du langage ».

Une façon de s'écrire à soi-même et sur soi-même, de se lancer secrètement dans un monologue intérieur connu et rassurant, pour que l'on puisse y survivre.